29 février 2008
De l’importance de la richesse du costume à la renaissance
« Cet orgueil de la beauté physique, ce
raffinement de l’art de plaire, magnifié
par le costume, le XVIème siècle leur a donné le soutien de matériaux luxueux,
étoffes riches et lourdes, broderies épaisses, bijoux somptueux, dentelles
aériennes. Nulle époque, même le grand siècle, n’aura jeté sur l’homme décor
plus précieux pour atteindre la perfection de la beauté humaine. »
François Boucher, Histoire du Costume en Occident
De plus, la compétition entre les rois et les états est
exprimé par le costume. L’apparence revêt un intérêt stratégique et politique
capital. Chaque monarque et sa cour rivalise d’élégance et de luxe pour
exprimer sa suprématie.
Cette pratique a notamment atteint son apogée lors de l’épisode historique du « camp du drap d’or ». La scène se passe en
1520 en Flandres. D’un coté, François 1er,
roi de France, de l’autre Henri VIII, roi d’Angleterre. La signature d’un
traité de coalition donnera lieu à un déploiement de luxe et de richesses inouïes et sans
précédent, les deux cours rivalisant de faste.
02 octobre 2008
Les dessins de bijoux et d'orfevrerie de Hans Hobein
En septembre 2006, à la Tate gallery, a eu lieu une très
belle exposition consacrée à Hans Holbein, dont une
salle consécrée exclusivement à ses dessins de
Bijoux et d'orfèvrerie.
Malheureusement, aucun des bijoux
exécutés à partir des dessins du peintre ne nous
est parvenu, seuls les dessins subsistent, exceptionnellement précis,
et certains en couleur.
A la cour d'Angleterre, Henry VIII s'est
attaché les services d'artisans orfevres réputés
venant d'Allemagne et des Pays Bas. Hans Holbein travaillait
conjointement avec ses collaborateurs artisans Hans d'Anvers et
Cornelis Hayes.
La cour d'Angleterre rafollait de joaillerie,
d'épées ouvragées et ornées de joyaux, et
de pièces d'orfevrevie diverses, pourvues qu'elles soient
assez imposantes et élaborées pour être affichées
aux banquets.
Les formes les plus prisées reprenaient des
éléments de l'architecture, arabesques, feuilles
d'acanthe, guirlandes, et figures fantastiques.
Holbein créait
en puisant dans un répertoire décoratif très
riche, et possédait un sens du mouvement inné. Beaucoup
des pièces présentées auraient nécéssité
des artisans habiles et talentueux.
Comme vous pourrez le
voir, les dessins préparatoires des portraits contiennent des
indications précises sur les bijoux portés, d'autres
sont des études finales, très détaillées,
prêtes pour l'orfèvre.
Portraits de Lady Meutas (vers 1536) et de William Parr (1538-1540), coll privée de la Reine.
ces deux esquisses montrent le travail préparatoire avec étude des bijoux. Remarquez l'étude rapide des mains de Lady Meutas en haut à droite, et du détail du médaillon de William Parr,en haut à gauche, qui figure probablement Saint georges et le dragon, ainsi que les détails de la chaîne où figure l'inscription "Mors"(mort).
Dessins pour joaillerie, pendentifs, 1536-1538 . British museum. Henry VIII en porte des similaires sur ses portraits peints par Holbein. Ceux-ci ont donc pu être éxécutés d'après ce dessin.
Pendentif, 1540, british museum. Le jeu des lettres entrelacées portant un sens caché est une caractéristique des bijoux de la période Tudor. ils pouvaient apparaitre sur la correspondances, l'architecture ou la joaillerie. Holbein en a composé de nombreux associant Henry et Anne Boleyn, une de ses femmes.
Motifs de bracelets, pendentifs et broches.
Pendentif, 1533.
Pommeau de dague, 1536-1538, British Museum. Notez à nouveau les motifs végétaux, les figures issues de l'Antiquité, le bestiaire fantastique.
Couverture de livre ouvragée en métal, 1497, British Museum, pour être exécutée en or et émail noir.








